Les foules sont exigeantes envers l'art ; elles exigent ce qui n'exige rien d'elles.
La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.
La sculpture révèle sans effort ce qui est. La peinture semble chose miraculeuse, elle rend palpable l'impalpable, elle présente en relief l'objet plan et produit un effet d'éloignement pour les choses rapprochées.
Le génie est une question de muqueuses. L'art est une question de virgules.
Il ne s'agit pas de peindre la vie, mais de rendre la peinture vivante.
Un artiste de cirque qui se laisse applaudir, c'est déjà un bourgeois.
La poésie sauve, transforme une expérience dévastatrice en pureté.
On a la chance de vivre dans un pays où depuis Rabelais, on a une grande liberté. La Révolution a aussi provoqué la naissance de la presse, qui a engendré le dessin de presse et décoincé des choses.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
La cinématographie est une écriture en mouvement avec des images et des sons. Si l'on tient à trouver une analogie, il faut chercher du côté de la musique et non du côté de la peinture car on aboutirait à la carte postale.