Une femme sans homme est comme un poisson sans bicyclette.
Il y a chez la mère qui adopte un enfant un sentiment sublime qui se rapproche du don pour le don.
Est-ce une loi de la jalousie d'être toujours en retard d'un amant ?
On ne cesse jamais d'être un enfant tant que l'on a une mère vers qui aller.
Tout au long de son internat ma mère répétait souvent il faut un an pour apprendre à tenir un bistouri et toute une vie pour apprendre à le lâcher, et elle avait raison.
Un amant n'a jamais tort.
Le sexe est une folie quand, au lieu d'unir, il sépare, renvoyant l'homme au délire de sa solitude.
Le poussin qui reste à côté de sa mère reçoit la cuisse de la sauterelle.
On aime sa mère presque sans le savoir, et on ne s'aperçoit de toute la profondeur des racines de cet amour qu'au moment de la séparation dernière.
Le féminisme n'a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours.