L'été arrive, et la vie devient facile.
La mer fraîchit, la bise est vive,Le vent blanchit les oliviers,Le moment est venu de cueillir mes olives,Et de porter mon huile aux moulins de Janvier.
Celui qui chevauche la mer du Nil doit avoir des voiles tissées de patience.
Ce beau climat de la Provence serait froid si un soleil torride ne venait le réchauffer.
Que les corbeaux, trouant mon ventre de leurs becs,Mangent mon foie, où sont tant de colères folles,Que l'air et le soleil blanchissent mes os secs,Et, surtout, que le vent emporte mes paroles !
La mer joint les régions qu'elle sépare.
Le grain de blé qui pourrit dans la terre et dans la nuit, voit-il donc le soleil ? Non, mais il a la foi. C'est pourquoi il monte, par et à travers la mort, vers la lumière... Nous, nous sommes le blé de Dieu.
Oui, c'est comme ça, il y a des jours où l'on ne vit pas. C'est comme ça, il y a des jours où rien ne va, Des jours de plein soleil où l'on a si froid Que les plus pauvres joies vous glissent entre les doigts.
Il n'y a que 2 sortes d'hommes seulement qui vont rester sur cette plage : ceux qui ont déjà été tués et ceux qui vont se faire tuer...
Il est doux, quand sur la vaste mer les vents soulèvent les flots, d'apercevoir du rivage les périls d'autrui.