Celui qui ne retire pas de la joie de sa vie quotidienne doit la réorganiser.
Il y a toujours mort d'homme à l'origine de l'ordre culturel.
C'est la mort qui épice nos baisers.
Mais ne vaut-il pas mieux vivre vieux chauve que de mourir chevelu à dix-huit ans dans les luzernes ?
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
La mort n'est pas si grave que ça. C'est juste de perdre les gens qu'on aime qui fait mal.
Il y a des gens qui ont une âme de fonctionnaire, tant pis pour eux.
La vie et la mort sont des événements trop précis, trop implacables pour être accidentels.
Le monde pourrait vivre sans tuer ni animal ni végétal.
Mais on t'aime pas, nous ! T'es cinglé ! Personne t'as jamais aimé ici ! T'es là, regarde-toi, tu planes au-dessus de nous et ça depuis le début ! Tu brandis toujours la menace de nous plaquer comme si le fait de vivre avec [...] ► Lire la suite