A l'automne des saisons, ce sont les feuilles qui meurent. A l'automne de la vie, ce sont nos souvenirs.
Une chambre ! Quelle soit vêtue de deuil et de misère, ou capitonnée de soie et d'or, n'est-ce pas toujours le sanctuaire secret où se déroule le plus intime des vies ?
Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.
Je me vois comme un humain intelligent, sensible, avec une âme de clown qui m'oblige à la souffler dans les moments les plus importants.
La vie est une succession d'instants. Les vivre est réussir.
Nous pouvions presque tout mettre en commun parce que nous n'avions rien au départ. Il suffisait que je consente à vivre ce que je vivais, à aimer plus que tout ton regard, ta voix, ton odeur, tes doigts fuselés, ta façon d'habiter ton corps pour que tout l'avenir s'offre à nous.
Il ne faut pas vouloir la mort du pécheur, fut-il à la ligne.
L'Etat, c'est la grande fiction par laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.
Une autobiographie révèle généralement que tout va très bien chez son auteur, sauf la mémoire.
Tout le monde a droit de vie ici-bas, et la mort de faim est un crime social.