L'espoir est un cochon qui mange le pain de l'âme.
Un coeur pur et ferme est son maître.
La conscience est à l'âme ce que l'instinct est au corps ; qui la suit obéit à la nature et ne craint point de s'égarer.
Quand les larmes coulent, le coeur se met à la fenêtre.
La langue du coeur est mille fois plus variée que celle de l'esprit, et il est impossible de donner les règles de sa dialectique.
Quel coeur étrange que celui de l'amant qui souvent trahit l'espérance et oublie ses engagements ! À son tour l'espérance le trahira.
Méfiez-vous des gens dont on dit qu'ils ont le coeur sur la main. Comme ce n'est pas sa place, demandez-vous ce qu'ils peuvent bien avoir à la place du coeur.
La voix de la conscience et de l'honneur est bien faible quand les boyaux crient.
On pleure infiniment plus en son coeur que dans les yeux ou sur les joues. Les larmes du dedans rongent. Les autres, paraît-il, soulagent plutôt qu'elles ne rongent.
Ce sera ça la vieillesse. Des douleurs partout dans le corps et une maison vide autour.