La poésie est partout : il ne s'agit que de la faire sortir.
Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui.
L'urgence est de rétablir avec les choses un contact personnel, frais, contraignant, magique. La révolution sera sociale et poétique ou ne sera pas.
La littérature érotique pèche souvent par un excès de métaphores ridicules. Elle joue sur l'interdit et accumule les fantasmes.
Toute littérature est assaut contre la frontière.
Sans répit le poète enlace le mystère.
Le poète est à la fois le plus solitaire et le moins solitaire des hommes.
La Marseillaise est le chant qui fait bouillir le sang dans les veines, qu'on chante avec des pleurs et du feu dans les yeux, avec un coeur bravant la mort.
Un acteur sur la scène, c'est une buche dans le feu. Quand la flamme du dialogue le quitte, il doit lui rester la braise de la situation. Mauvais bois qui s'éteint dès qu'il ne flambe plus. Faut-il donc que le poëte souffle toujours dessus ?
L'important, en littérature comme en cinéma, c'est de dire des choses graves avec légèreté.