A quoi bon se préoccuper de mille et une questions, quand la vie est si simple et facile ?
Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
Lorsque la mort a égalisé les fortunes, une pompe funèbre ne devrait pas les différencier.
J'ai entendu mon âme chanter derrière une feuille, j'ai arraché la feuille, mais alors je l'ai entendue chanter derrière un voile. J'ai déchiré le voile, mais alors je l'ai entendue chanter derrière un mur. J'ai abattu le mur et j'ai [...] ► Lire la suite
La calomnie est un vice curieux : tenter de le tuer le fait vivre ; le laisser tranquille le fait périr de mort naturelle.
Il vaut mieux donner à son fils le nom d'un chanteur vivant que celui d'un général mort.
Le tiers de ce que nous mangeons suffirait à nous faire vivre ; les deux autres tiers servent à faire vivre les médecins.
Chaque âme est et devient ce qu'elle contemple.
On a la chance de vivre dans un pays où depuis Rabelais, on a une grande liberté. La Révolution a aussi provoqué la naissance de la presse, qui a engendré le dessin de presse et décoincé des choses.