S'il existe un plaisir plus gratifiant, plus voluptueux, plus extraordinaire que celui de gagner du temps, c'est bien celui d'en perdre.
L'homme ne fait pas avancer le temps, le temps fait avancer l'homme.
Que peu de temps suffit pour changer toutes choses ! Nature au front serein, comme vous oubliez !
La vie n'est si lourde à porter que parce que nous la subissons et laissons s'accumuler d'accablants temps morts...
La conscience de soi est en même temps la conscience du tout.
Elle entendait au loin son mari qui jouait imperturbablement de son livre ; ses doigts ne se lassaient jamais des anciens chants. En secret, elle souhaita que revienne un jour où il passerait autant de temps à l'étreindre et à la caresser comme une petite harpe qu'il en consacrait à ses invraisemblables livres.
La poésie c'est justement la sensation de vivre, le carpe diem, le "pays de la première fois" contre le temps qui nous rattrape, nous marche dessus, nous pulvérise.
Le combat contre le temps est le seul véritable sujet de roman.
A quoi bon essayer de tuer le temps ? Il finit toujours par se venger.
Il y a toujours à perdre pour une femme à faire son amant de son ami, mais il y a beaucoup à gagner à faire son ami de son amant.
- Que feriez-vous si vous aviez tout ce temps ? - Je ne le gâcherais pas.
Le bon vieux temps : tout ce que la mémoire range dans ses débarras en gommant le médiocre pour ne retenir que le meilleur.
Le temps ce n'est ni de l'eau, ni de l'air. Ça fuit quand même. Ça coule.
Seuls les faibles mettent des années à s'affranchir d'une émotion. Celui qui est maître de soi peut étouffer un chagrin aussi aisément qu'inventer un plaisir.
A un moment donné de notre existence, nous perdons la maîtrise de notre vie, qui se trouve dès lors gouvernée par le destin. C'est là qu'est la plus grande imposture du monde.
En me penchant sur ma vie, je me dis que je me suis plutôt bien débrouillée, même si je plonge de temps à autre dans les abîmes de la détresse.
Après la quarantaine, tout changement est un symbole détestable du temps qui passe.
Il faut s'endurcir mais sans jamais perdre de tendresse.
Partout et toujours, ce sont les conditions et les moyens de puissance économiques qui aident la "violence" à remporter la victoire, sans laquelle elle cesse d'être violence.
Dieu est un animal que l'on traque, que l'on tente d'apprivoiser, qui toujours s'enfuit, rompt la longe par laquelle on tente de le domestiquer, regagne les contrées sauvages, inaccessibles à qui a perdu l'innocence.
Foucault a situé les sociétés disciplinaires aux XVIIIè et XIXè siècles ; elles atteignent à leur apogée au début du XXè. Elles procèdent à l'organisation des grands milieux d'enfermement. L'individu ne cesse de passer d'un milieu clos à un autre, [...] â–º Lire la suite
Les gens ont peur de leur propre époque mais en même temps ils la désirent, et ne veulent pas en être dépossédés.
Je vivrai dans le passé, le présent et le futur. Les esprits des trois lutteront en moi.
Qu'est-ce que la vieillesse ? C'est d'abord perdre la curiosité.
M. Trask : Monsieur Simms... Charles : Oui ? M. Trask : Vous ne portez pas de lentilles vous ? Charles : Non monsieur... M. Trask : Vous dont la vision n'est pas défaillante, qui avez-vous vu ? Charles : Eh bien... j'ai [...] â–º Lire la suite
Une idée nouvelle, c'est la plupart du temps une banalité vieille comme le monde dont nous éprouvons soudain personnellement la vérité.
Le temps aussi, c'est une maladie. Tout arrive... trop tard, finalement.
Perdre patience, c'est perdre la bataille.
C'est au moment où l'on rejette tous les principes qu'il convient de se munir de scrupules.
Nous sommes des musiciens. Nous faisons de la musique pour gagner notre vie. C'est si simple. Rien d'autre ne compte.
La nudité de nos pensées restera secrète le temps qu'il faut.