Il arrive que les grandes décisions ne se prennent pas, mais se forment d'elles-mêmes.
Les femmes ne vous permettent pas de les lâcher quand vous en avez assez d'elles. Elles vous le permettent quand vous n'avez plus assez pour elles.
L'aiguille et l'épée ne sauraient être maniées par les mêmes mains.
Ouais, j'ai vu un gros titre une fois. C'était : « la semaine prochaine c'est la fin du monde ». Et dans le journal de la semaine suivante ils ont dit qu'on avait été miraculeusement sauvé à l'heure H par un oiseau-mutant-koala-poisson. Ah ils nous prennent vraiment pour des cons.
On me dit de me souvenir de l'idée et non de l'homme, parce que l'homme peut échouer, il peut être arrêté, il peut être exécuté et tomber dans l'oubli alors qu'après 400 ans, une idée peut encore changer le monde. [...] â–º Lire la suite
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
A quoi bon faire des livres pour instruire les hommes ? Les passions n'ont jamais lu ; il n'y a point d'expériences pour elles, elles se lassent quelquefois, mais elles ne se corrigent guère, et voilà pourquoi tant d'événements se répètent.
Ne discutez jamais avec des personnes stupides, elles vous entraîneront à leur niveau et vous battront d'expérience.
La philosophie est donc l'amour de la vie quand même, de sorte que je dis ce qu'ont dit tous les bons philosophes: pour les mêmes raisons que Montaigne intitule un chapitre "que philosopher c'est apprendre à mourir", il est tout [...] â–º Lire la suite
Je me demande, au reste, si les femmes mariées savent mesurer leur déchéance. Du jour au lendemain, la plupart d'entre elles se dépouillent, se neutralisent, s'aplatissent, se coulent suivant l'image exacte de leur mari.
Il faut avoir peur seulement de ces choses qui ont pouvoir de causer du mal à autrui ; des autres non, car elles ne sont pas redoutables.
Les choses prennent la couleur de nos contrariétés.
Toutes choses s'enchaînent entre elles et leur connexion est sacrée et aucune, peut-on dire, n'est étrangère aux autres, car toutes ont été ordonnées ensemble et contribuent ensemble au bel ordre du même monde.
Mes doutes, je les ai acquis péniblement ; mes déceptions, comme si elles m'attendaient depuis toujours, sont venues d'elles même.
L'histoire ne compte pas les émeutes qui n'ont débouché sur rien. Quand elles se muent en révolution, on ne l'apprend qu'après.
Les sociétés modernes civilisées se définissent par un procès de décodage et de déterritorialisation. Mais, ce qu'elles déterritorialisent d'un côté, elles le reterritorialisent de l'autre.
J'suis comme une voiture de course là... et j'passe dans l'rouge, j'te préviens... et moi j'te dis, moi j'te dis que ces voitures c'est dangereux quand le compte-tour est dans l'rouge... voilà... c'est tout... elles explosent !
Les vieilles histoires : elles ressemblent à des roses fanées qui s'effeuillent au moindre contact.
Cynique. Grossier personnage dont la vision déformée voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être.
Au plus profond de nous, nous sommes tous motivés par les mêmes urgences. Les chats ont le courage de vivre sans s'en préoccuper.
Les femmes ont permission d'être faibles, et elles se servent sans scrupule de ce privilège.
Ce doit être réconfortant pour un soldat de savoir que des deux côtés, les atrocités sont les mêmes : personne n'est jamais seul.
Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent.
Les grandes choses ne demandent qu'à être dites simplement, car elles sont gâtées par l'emphase ; mais les petites choses doivent être vêtues d'un langage élevé, car elles ne sont entretenues que par l'expression, le ton de la voix et le style de débit.
Pourquoi faut-il redire les mêmes mots, refaire les mêmes gestes pour nourrir un amour extraordinaire comme on ferait pour un amour éphémère ?
Les visions ont un heureux instinct : elles ne viennent qu'à ceux qui doivent y croire.
Il en est des passions nobles comme des vices : plus elles se satisfont, plus elles s'accroissent.
Seul un peuple vertueux est capable de liberté. À mesure que les nations deviennent corrompues et vicieuses, elles ont davantage besoin de maîtres.
Les lois sont dangereuses quand elles retardent sur les moeurs. Elles le sont davantage lorsqu'elles se mêlent de les précéder.
Je garde toujours les mêmes recettes pour impressionner mes amis, et je fais toujours deux ou trois choses, alors ils pensent que je peux cuisiner. Mais je ne sais pas comment cuisiner autre chose.
Pourquoi les consolations ? Plus vives elles sont, plus elles élargissent le malheur.