Les sommets des montagnes sont pour les vues et l'inspiration, mais les fruits sont cultivés dans les vallées.
La poésie se fait dans un lit comme l'amour Ses draps défaits sont l'aurore des choses
La théologie n'est pas autre chose que la poésie de Dieu.
La poésie libère la magie des mots.
Reste à côté de l'arbre et prend les fruits qui tombent.
Vous devez entraîner votre intuition - vous devez faire confiance à la petite voix à l'intérieur de vous qui vous indique exactement ce qu'il faut dire, ce qu'il faut décider.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
La poésie ne souffre aucune hypothèse, mais la seule évidence des miracles.
Rater sa vie, c'est accéder à la poésie - sans le support du talent.
Les montagnes sont des géants assoupis. (...) Peut-être que nous ne sommes que leur rêve, un rêve de la terre somnolente.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
Il y a tellement de poésie autour de l'ivresse. Je crois que c'est parce que ça à voir avec la liberté.
Mon inspiration c'est la femme, l'amitié et la solitude.
Un mariage est une épigramme politique. Une épigramme n'est qu'une expression poétique et élémentaire - un élément poétique - un poème primitif.
N'est-il pas dans la nature de la poésie d'être et de rester souterraine ?
L'amitié est un cadeau précieux qui ne peut être acheté ou vendu. Sa valeur est supérieure à celle des montagnes en or.
L'amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l'attente, douceur de l'attente.
On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d'enfance...
Lorsque les hommes travaillent ensemble, les montagnes se changent en or.
Décrire appartient à la peinture. La poésie peut aussi, en cela, s'estimer heureuse, en comparaison de la musique ; son domaine n'est pas aussi limité que le mien ; mais, en revanche, le mien s'étend plus loin dans d'autres régions ; et l'on ne peut pas atteindre si facilement mon empire.
La poésie est toujours une question de tripes, mais à la mode de quand ?
Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture.
La poésie moderne, en effet, puisqu'il faut l'opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n'en laisse subsister que les assises lexicales.
Les parents sont des montagnes que l'on passe sa vie à essayer d'escalader, en ignorant qu'un jour c'est nous qui tiendront leur rôle.
La poésie ne peut se permettre l'humour.
Sans le rêve, il n'y a pas de poésie possible. Et sans la poésie, il n'y a pas de vie supportable.
La patience est un arbre dont la racine est amère, et dont les fruits sont très doux.
J'essaie de m'en tenir à un régime végétalien riche en fruits et légumes.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
L'Ecole polytechnique est aux mathématiques ce qu'est un dictionnaire de rimes à la poésie baudelairienne.
Point n'est besoin d'écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.