A moins d'un changement de cap, la civilisation mondiale sera devenue d'ici à quelques années une dystopie de surveillance postmoderne, à laquelle seuls les plus habiles auront une chance de se soustraire.
Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur est toujours conditionnel.
Le présent est fruit d'un passé qui n'existe plus, et d'un futur qui n'existe pas.
Une fois qu'on a goûté au futur on ne peut pas revenir en arrière.
Les portes du futur sont ouvertes à ceux qui savent les pousser.
Qu'est-ce que la fiction sinon ce retour sur soi et, par conséquent, cette nouvelle histoire des rapports avec les autres tels que le récit les découvre. Ainsi gagne sur la vie la littérature.
Le destin est ce à quoi nous travaillons. Le futur n'existe pas encore. Le sort est pour les perdants.
Aucun récit de rêve ne peut rendre la sensation du rêve : ce mélange d'absurdité, de surprise et de désarroi tandis que frémit l'envie de se débattre et de se révolter, ce sentiment d'être captif de l'incroyable, qui est l'essence même des rêves.
Il est de notre devoir de créer un milieu social dans lequel les jeunes et les personnes socialement faibles sentent que le présent et le futur leur appartiennent.
L'éternité ? C'est l'instant présent. Le passé et le futur ne sont que des vues de l'esprit.