Seuls les vivants respectables font des morts respectables.
La pompe des enterrements funèbres intéresse plus la vanité des vivants que la mémoire des morts.
Passé un certain âge, on ne se sépare plus des morts, on reste dans leur temps, en leur compagnie.
Le cercueil est le salon des morts, ils y reçoivent des vers.
Le pays tout entier était saisi d'une fureur commémorative en faveur des morts, proportionnelle à sa répulsion vis-à-vis des survivants.
L'Humanité se compose essentiellement des morts dignes de survivre.
La vie, pour être vaste et pleine, devait, à chaque moment du présent, contenir le soucis du passé et de l'avenir. Notre tâhe quotidienne doit être accomplie pour la gloire des morts et pour le bien de ceux qui qui viendront après nous.