Le rôle des artistes est de faire bouger les frontières mentales.
La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien.
Le poète est celui qui tout au long de son existence conserve le don de s'émerveiller.
Le plus important des dons pour un bon écrivain est d'avoir, de naissance, un "détecteur de problèmes" qui résiste aux chocs.
Un peintre bon acteur est capable de convaincre qu'une toile monochrome est une oeuvre d'art.
Il se trouve dans les trois quarts des hommes, comme un poète qui meurt jeune, tandis que l'homme survit.
L'écrivain, c'est d'abord un lecteur. Un écrivain qui ne lit pas, c'est une plante qui n'est jamais arrosée.
L'entêtement pour l'astrologie est une orgueilleuse extravagance. Il n'y a pas jusqu'au plus misérable artisan qui ne croie que les corps immenses qui roulent sur sa tête ne sont faits que pour annoncer à l'Univers l'heure où il sortira de sa boutique.
Un acteur est tout au plus un poète et au moins un artiste.
Le politicien est un acteur contrarié, toujours en quête de bravos ; le poète est un spectateur implacable toujours prêt à siffler.