Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots.
L'avènement du cyberespace a eu pour principale conséquence d'abaisser le seuil de patience de l'humain postmoderne à un dixième de seconde.
L'amitié entre une femme et un homme s'arrête au seuil de la chambre.
La lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l'éclair, et l'on n'a pas le temps de revenir en arrière.
A la différence du roman, la chanson cherche inlassablement la clef d'une énigme tendue par la mélodie.
Impalpable poudre de perlimpinpin, les mots naissaient de la vapeur, cette vapeur qui ne vous suit pas au-delà du seuil de la salle de bains.
Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clef et la suite et la fin de cette aventure manquée.
L'expiation est puissante : c'est le verrou sur la porte que l'on referme sur le passé.
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