Aimer est exceptionnel. Ne pas aimer est la règle. Accepter cette règle devrait donner un début de bonheur.
C'est avec un plaisir renouvelé que je m'adresse à vous en cette heureuse occasion de la fête de Tabaski.
Le plaisir de l'érudition est réservé aux perdants. Plus quelqu'un sait de choses, plus elles lui sont allées de travers.
Il me fallut quitter cette joie tranquille [de la campagne] et revenir, poussé par cette superstition des villes qui fait que tant d'hommes aiment encore mieux y être broyés que de ne pas faire partie de ce « mouvement » dont ils sont d'ailleurs les douloureux et inconscients rouages.
Les heureux sont les gens qui ont su garder en eux-mêmes la mémoire vive de leurs sensations les plus intenses. Il n'y a pas de bonheur sans souvenirs.
La plus grande joie d'une femme, dont elle peut tirer les conséquences sensuelles les plus profondes, c'est la certitude que lui donne un homme de sa virilité morale.
Il y a au moins un mariage qui rend un homme heureux : celui de sa fille.
Que le bonheur qu'on prend ne soit pas du malheur qu'on donne : je n'ai pas d'autre morale.
Le malheur a habituellement deux effets : souvent il éteint toute affection envers les malheureux, et non moins souvent, il éteint chez les malheureux toute affection envers les autres.
Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux et ceci en dépit de nos propres épreuves.