Le cafard. C'est la gaieté qui disparaît, l'énergie annulée, la vie sans espoir. Vivre pour souffrir.
J'apprends la mort de l'odieux bouddhiste Charcot. Il paraît que, la nuit de son agonie, les malades de la Salpêtrière sautaient comme des bienheureux.
Si je touche la flamme d'une chandelle, je n'ai aucune douleur, si on m'enfonce un couteau je n'ai pas peur. Je sais qu'elle a un coeur qui bat et que tout est mort en moi. J'ai pourtant cette douleur, qui me dit que ce n'est qu'un leurre, qu'il me reste encore une larme à verser.
Les passions font vivre l'homme, la sagesse le fait seulement durer.
La mort est une amie pour les vivants qu'elle libère...
Qui veut vivre doit s'adapter aux conditions nouvelles de la vie.
Le sommeil a les avantages de la mort sans son petit inconvénient.
Un sexe morne et mort pèse encore plus lourd qu'un sexe en érection. Etre homme, serait-ce être toujours encombré ?
Une âme contemplative est à charge à tous les désoeuvrés remuants qui couvrent la terre : l'imagination et le recueillement sont deux maladies dont personne n'a pitié.
Le développement intellectuel et moral des individus ne marche pas aussi vite que le développement de leur existence matérielle.