L'ironie, c'est énoncer ce qui devrait être, en feignant de croire que c'est, précisément, ce qui est.
Je suis tombée amoureuse de mon cheval. C'est un pari plus sûr. Nous savons tous, d'après mon illustre passé, que je devrais me tenir à des hommes à quatre pattes.
Un peu de crédulité aide à traverser la vie en douceur.
La force, c'est de pouvoir regarder la douleur en face, lui sourire et de continuer malgré ses coups à se tenir debout.
Vivant si pleinement, je ne peux pas imaginer ce que n'importe quelle drogue pourrait faire pour moi.
Quand on sait où on est et qui on est, on peut, comme le chat, fondre sur la bille roulant sur le plancher et imaginer que c'est un dragon.
Une fois de plus se pose l'éternelle question : est-ce Dieu, est-ce le diable qui gouverne le monde ? Et seule une foi injustifiable permet d'affirmer que finalement le diable est au service de Dieu.
Je ne sais si la soumission est en marche, mais la peur est là et, malgré les crayons brandis, malgré les professions de foi martiales, il y aura de moins en moins de « Charlie » sur notre sol.
La différence entre la technologie avancée et la magie est indiscernable, hors contexte, il s'agit en somme de faire tenir des carlingues de plusieurs tonnes en lévitation.
Dieu qui voit nos larmes à notre insu, et qui, dans son immuable sérénité, nous semble n'en pas tenir compte, a mis lui-même en nous cette faculté de souffrir pour nous enseigner à ne pas vouloir faire souffrir les autres.