La vie n'est rien sans autrui.
On porte son passé, tout son passé dans sa chair et son âme, et il continue de nous miner jusqu'à la ruine.
Pour être un grand homme dans les lettres, ou du moins opérer une révolution sensible, il faut, comme dans l'ordre politique, trouver tout préparé et naître à propos.
On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère.
Les écrivains jouissent du privilège mystérieux de faire de la vie avec de la mort ; ils en font, le plus souvent, avec tout ce qui tourne autour de la mort des sentiments.
Le fait est, on dirait, que tout ce qu'on peut espérer c'est d'être un peu moins, à la fin, celui qu'on était au commencement.
J'ai, depuis longtemps, appris que le malheur ne parvient pas toujours à rendre malheureux. Je me demande aujourd'hui si le bonheur suffit pour rendre heureux.
Lorsque arrive le moment ou la vie est tout ce qui vous reste, vous vous rendrez compte que les possessions matérielles vous importent peu.
Ce que tu décides de ne pas faire est tout aussi important que ce que tu décides de faire.
De même que tout est mortel dans la nature, de même toute nature atteinte d'amour est mortellement atteinte de folie.