Il y a un âge pour se raconter sans trop de mensonges : la quarantaine. Avant on enjolive ; après on radote.
S'il fallait prendre soin de sa santé comme on prend soin de se divertir, alors on ne serait jamais malade.
On pourrait composer une diète pour la santé de l'entendement.
Notre meilleur voie vers la santé consiste à élargir notre sentiment d'identité.
Deux choses ne s'apprécient bien que quand on ne les a plus : la santé et la jeunesse.
Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne fait pas se lasser de philosopher. Car jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme.
Les années ne passent pas chaque année mais tous les dix à quinze ans. Pendant une dizaine ou une quinzaine d'années, on a l'impression d'avoir le même âge ; puis brusquement on vieillit d'un seul coup.
Un homme en bonne santé pense couramment, sent et se remémore un nombre incalculable de choses à la fois.
Il faudrait pouvoir unir les contraires, l'amour de la vertu avec l'indifférence pour l'opinion publique, le goût du travail avec l'indifférence pour la gloire, et le soin de sa santé avec l'indifférence pour la vie.
Pour chaque dispute qu'un homme et sa femme ont en public, ils s'en produit une centaine en privé.