La haine paie mieux que le mépris.
L'amour, l'amitié, l'estime ne forment pas des liens aussi solides que la haine commune.
La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais.
L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l'équation.
Vraiment, quand j'y songe, la littérature n'a qu'une raison d'être, sauver celui qui la fait du dégoût de vivre !
La haine rend plus fort, elle donne un courage et une détermination qui souvent échappent à l'amour.
L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance.
Cela peut me coûter vingt mille francs ; mais pour vingt mille francs, j'aurai le droit de pester contre l'iniquité de l'humanité, et de lui vouer ma haine éternelle.
La mémoire du dégoût est plus grande que la mémoire de la tendresse !
La haine comme on sait, n'atteint guère celui qui l'inspire ou l'excite avec calcul ; maintes fois, elle torture uniquement qui cède à une passion si violente.