L'histoire est faite de trous, de fosses... et de fosses communes.
Quiconque a connu Auschwitz a dû réécrire sa biographie et est devenu différent de ce qu'il était avant d'y être allé.
Un roman devrait être écrit pour être lu par hommes et femmes, indistinctement.
Se faire peur pour apprivoiser la peur, telle est la volupté du roman noir, du film d'épouvante.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Ce qu'on ne doit point voir, qu'un récit nous l'expose :Les yeux en le voyant saisiront mieux la chose ;Mais il est des objets que l'art judicieuxDoit offrir à l'oreille et reculer des yeux.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !
On perd son âme dès lors que l'on ne peut pas faire le récit de ce qui a pu nous arriver.
Peut-être que l'art du roman repose sur l'émotion.
La fenaison transforme le paysage en y inscrivant les traces d'une archéologie éphémère.