A côté d'un très beau poney attelé, une Ferrari n'est pas très impressionnante.
La religion est l'impuissance de l'esprit humain à faire face à des événements qu'il ne peut pas comprendre.
Libre est le romancier, il crée un monde à sa guise, mais il le fait sur le bord du monde qui existe. Sa liberté en est très réduite.
La vie n'a qu'un sens : une ligne qui va de la naissance à la mort. Le reste n'est que broderie.
Le temps humain ne tourne pas en cercle mais en ligne droite. C'est pourquoi l'homme ne peut être heureux puisque le bonheur est désir de répétition.
Biff ! Allez jouer à Colin Maillard au bord de la falaise !
La misère du monde est tout aussi visible dans la ligne et le visage d'un mannequin que dans le corps squelettique d'un Africain. La même cruauté se lit partout si on sait la voir.
Trois copains qui s'avancent sur une ligne n'ont besoin de personne, ni de la nature, ni des dieux.
Pour échapper à la souffrance, le plus souvent on se réfugie dans l'avenir. Sur la piste du temps, on imagine une ligne au-delà de laquelle la souffrance présente cessera d'exister.
Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l'écart du mouvement précipité de l'histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. A condition de n'y être pas seul, de faire bloc.